Éditions Manucius



Modélisations des Imaginaires
Collection dirigée par Pierre Musso



La chaire de recherche et de formation "Modélisations des imaginaire, innovation et création" a été créée fin 2010 pour une durée de cinq ans par deux institutions académiques, l’École Télécom  Paris-Tech et l'Université de rennes 2, et quatre partenaires industriels, Dassault Systèmes, Ubisoft, PSA Peugeot Citroën et Orange, auxquels se sont associées les Bell Labs d'Alcatel Lucent et la DATAR (Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale). Sa finalité est la recherche fondamentale et appliquée, l'expérimentation et la formation sur les imaginaires des acteurs engagés dans les processus interdisciplinaires d'innovation et de création et sur les nouvelles formes industrielles.






Innover avec et par les imaginaires 
Pierre Musso - Stéphanie Coiffier - Jean-François Lucas

L’imaginaire, complément du rationnel et du réel, est une matière première pour l’innovation. Celle-ci se produit quand l’alliage des imaginaires et des connaissances arrive à maturité. Par le dialogue et la collaboration entre scientifiques, artistes et industriels, la Chaire de recherche « Modélisations des imaginaires, innovation et création » défriche ce nouveau chantier théorique et expérimental. Cet ouvrage présente les concepts et les méthodes construits et mis en œuvre dans cette démarche exploratoire.

Les trois auteurs participent à l’animation de cette Chaire. Pierre Musso est professeur à l’Université de Rennes 2 et à Telecom ParisTech. Stéphanie Coiffier et Jean-François Lucas, docteurs en sociologie, sont chargés d’études et de projets à Telecom ParisTech.
10x16cm - 138p - 10€






Philosophie de l'action et langage
de l'informatique 

Michel Volle

L’informatisation a introduit un bouleversement du système productif, des entreprises et des institutions. Dans les entreprises, la main-d’œuvre est remplacée par le «cerveau d’œuvre». C’est un moment de transition majeure auquel les acteurs tardent à s’adapter, à l’exception de quelques-uns, «prédateurs», plus agiles et premiers à en tirer parti.
Comprendre l’informatisation permet de «s’orienter», et donc de savoir où aller. C’est peut-être la condition nécessaire pour avoir une chance de sortir de la crise économique actuelles.

Michel Volle est un économiste français. Ses travaux portent sur l’articulation entre la pensée et l’action. Il est diplômé de Polytechnique, de l’ENSAE et docteur en histoire économique. Administrateur de l’INSEE, co-président de l’institut Xerfi, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont
Prédation et prédateurs (Economica, 2008) ; Iconomie (Economica, 2014).
10x16cm - 54p - 4€


L'imaginaire industriel
Pierre Musso

L’industrie a réalisé un imaginaire de la rationalité et du Progrès, construit sur la longue durée. à son tour, l’industrialisation produit depuis le XIXe siècle, des «méta-industries» de l’imaginaire : depuis le luxe, la publicité ou l’audiovisuel, jusqu’aux industries du logiciel et du web. Cet ouvrage décrypte ce puissant imaginaire industriel caractéristique de la vision du monde de l’Occident.

Pierre Musso, Professeur à l’Université de Rennes 2 et à Télécom ParisTech, anime la chaire «Modélisations des imaginaires, innovation et création» et dirige la collection éponyme chez Manucius.
10x16cm - 54p - 4€


Les rêveries du cerveau - émotions et technologies
Roland Jouvent

L’Animal, rêvant, imaginant, communiquant, notre cerveau est à la fois « cheval et cavalier ». À l’aide de cette métaphore et des avancées scientifiques, Roland Jouvent explique que le cerveau humain dispose de structures essentielles pour satisfaire des besoins et survivre, et de capacités « computationnelles » permettant de s’abstraire des contraintes temporelles, spatiales ou physiques. Il démontre aussi que l’imaginaire n’est pas un substitut du réel mais un préalable nécessaire à toute action.

Roland Jouvent est psychiatre, Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie Paris VI, Chef du service de psychiatrie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Ancien Directeur de Recherche de l’Unité CNRS UMR 7593 au CNRS « Personnalité et Conduites Adaptatives » à la Salpêtrière.
10x16cm - 54p - 4€


la ville des réseaux - un imaginaire politique
Antoine Picon

Comment l’imaginaire politique des réseaux renvoie aux idéaux de domination ainsi qu’à ceux de d’émancipation individuelle et collective? Cette ambivalence est caractéristique de tout imaginaire et pour questionner celle-ci, A. Picon s’est intéressé à «la ville des réseaux» autour de deux polarités. La première met en scène la tension «passé/présent», pour laquelle il considère la ville haussmannienne comme la genèse de la ville contemporaine des réseaux. La seconde interroge le rapport «contrôle/liberté» et prend pour exemple la «ville intelligente» (Smart City). L’auteur soulignant par ailleurs l’absence de réflexion critique qui accompagne le bouleversement profond de l’environnement urbain.

Antoine Picon est directeur de recherches à l’école nationale des Ponts et Chaussées et professeur à la Graduate School of Design de l’Université Harvard. Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur les relations entre architecture et ville d’un côté, sciences et techniques de l’autre.
10x16cm - 58p - 4€


Imaginaire de chercheurs & innovation technique 
Victor Scardigli

Ce qu’il y a de nouveau dans l’approche de l’activité scientifique et technique contemporaine par Victor Scardigli, c’est que, loin d’en faire l’expression spécifique de notre modernité, il en met à jour la dimension transhistorique. Ainsi peut-il l’analyser en termes d’invariants culturels et la « lire » avec les lunettes fournies par d’autres cultures ou d’autres époques : les sociétés traditionnelles qui survivent de nos jours et les mythes qui sont à l’origine de l’Europe.
Une telle grille de lecture permet de dégager les composants imaginaires, voire magiques, toujours à l’œuvre dans les efforts de la science contemporaine.

Victor Scardigli, socio-anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS a contribué à la constitution du milieu européen de recherche sociologique et anthropologique sur les technologies de l’information et de la communication. Il poursuit une réflexion sur l’imaginaire en recherche fondamentale. Il est notamment l’auteur de
La consommation, culture du quotidien (PUF, 1983); Les sens de la technique (PUF, 1992), et Un anthropologue chez les automates. De l’avion informatisé à la société numérisée (PUF, 2001).
10x16cm - 58p - 4€


D'où viennent les idées (scientifiques)? 
Étienne Klein

La science est souvent présentée – et parfois pensée – comme un monstre froid capable d’exorciser l’imaginaire, vu comme un parasite, une scorie encombrante susceptible de souiller les meilleures intentions de la raison. L’adjectif « imaginaire » (un malade imaginaire…) ne renvoie-t-il pas à la fausseté, à l’irréalité, aux chimères, aux illusions, bref à toutes ces choses que la science se voue justement à combattre ?
Mais si pareille caricature était exacte, d’où sortiraient les nouvelles idées ?

Né en 1958, Étienne Klein est physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences. Il dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du CEA (LARSIM). Professeur de physique et de philosophie des sciences à l’école Centrale de Paris, il a écrit plusieurs ouvrages de réflexion sur la physique, notamment sur la question du temps.

10x16cm - 50p - 4€


De quoi prenons-nous conscience? 
Lionel Naccache

Comment prenons-nous conscience de ce qui occupera dans un instant la scène de notre esprit? à partir de données neuroscientifiques récentes, et surtout de l’observation de patients qui présentent des pathologies de la « prise de conscience », Lionel Naccache nous entraîne dans une fascinante exploration de la construction de la signification qui caractérise notre vie mentale, construction complexe qui fait appel à des processus non conscients et conscients, et qui ne cesse d’évoluer à travers un processus de « révision éditoriale » subtil et le plus souvent très discret.

Lionel Naccache est neurologue, professeur de médecine à l’université Pierre et Marie Curie (CHU Pitié-Salpêtrière, Paris 6) et chercheur en neurosciences cognitives à l’ICM. Ses travaux sont consacrés à la compréhension des propriétés psychologiques et des bases cérébrales de la conscience. Auteur de plusieurs essais dont
Le Nouvel Inconscient (Odile Jacob, 2006) et Perdons-nous connaissance ? (Odile Jacob, 2010), Lionel Naccache propose des lectures contemporaines de questions qui n’ont pas attendu les neurosciences pour être posées telles que le statut de la subjectivité, de l’identité ou de la connaissance.

10x16cm - 50p - 4€


Du livre et des écrans
plaidoyer pour une indispensable complémentarité
Serge Tisseron

Depuis le développement de l’imprimerie, la civilisation occidentale vivait dans la culture du livre comme les poissons vivent dans l’eau, c’est-à-dire sans le savoir. Elle avait à ce point imprégné nos façons de sentir et de penser que nous avions fini par la confondre avec la nature humaine. Les technologies numériques nous ont brutalement confrontés au fait qu’il existe d’autres relations possibles à l’identité, au temps, aux autres, à l’espace et aux apprentissages. Et du coup, nous ne pouvons plus penser l’homme, la culture, l’enseignement et l’éducation de la même façon.

Serge Tisseron est psychiatre et psychanalyste, directeur de Recherches à l’Université de Nanterre. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages portant sur trois domaines principaux: les secrets liés aux traumatismes et leurs répercussions sur plusieurs générations; les relations que nous établissons avec les diverses formes d’images; et enfin la façon dont les nouvelles technologies bouleversent notre rapport à nous-même, aux autres, aux images, au temps, à l’espace et à la connaissance.

10x16cm - 50p - 4€


Les imaginaires de l'innovation technique
Alain Gras

La technique, fait social, ne s’inscrit pas dans une histoire déterminée par la recherche de l’efficacité, l’ouvrage le démontre en évoquant les voies choisies par diverses civilisations. Mais la chaleur comme puissance motrice ouvre, de manière inattendue, au XIXe siècle une nouvelle trajectoire thermo-industrielle. L’innovation technique se fige dès lors dans une prédation accentuée de la nature, qui aujourd’hui concerne même les énergies renouvelables. Une nouvelle trajectoire de rupture s’avère nécessaire dans le cadre d’une pacification de nos rapports avec la nature.

Alain Gras est professeur émérite de socio-anthropologie des techniques à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Fondateur du Centre d’études des techniques, des connaissances et des pratiques (CETCOPRA) qu’il a dirigé jusqu’en 2010 et co-fondateur de
Entropia, revue d’étude théorique de la décroissance.
10x16cm - 48p - 4€


Imaginaire et postmodernité
Michel Maffesoli

Cette technologie qui avait désenchanté le monde est en train, curieusement, de le réenchanter. Ce qui donne, et la chose n’est pas, forcément, péjorative, un spectacle collectif aux chatoiements divers. Au Moyen Âge les «Mystères», autour desquels la communauté communiait, se jouaient devant la Cathédrale. Il en est de même de nos jours. C’est dans les églises électroniques, au travers des videogammes, des sites, des blogs, des forums et des encyclopédies, que se jouent les «mystères» postmodernes. Mystères unissant entre eux tous ces initiés (sexuels, musicaux, sportifs, religieux, théoriques) formant la socialité en devenir.

Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, dirige le Centre d’Études sur l’Actuel et le Quotidien (CEAQ) et la revue
Les Cahiers européens de l’imaginaire. Il est membre de l’Institut universitaire de France et Administrateur du CNRS.

10x16cm - 48p - 4€


Le grand écart - La science entre technique et culture
Jean-Marc Lévy-Leblond

Il semble aller de soi qu’un rapport direct et consubstantiel existe entre le développement de connaissances fondamentales sur le monde – la science –, et notre capacité à agir sur lui – la technique. De fait, c’est bien grâce à la théorie quantique que nous pouvons fabriquer des lasers et à la biologie moléculaire que se développe la bio-ingéniérie. Mais cette connexion est toute récente dans l’histoire de l’humanité – à peine plus de deux siècles ; elle n’a pas toujours existé, et pourrait bien se rompre dans un proche avenir.

Jean-Marc Lévy-Leblond est professeur émérite des Universités. Physicien et essayiste, il se veut avant tout «critique de sciences». Il dirige la collection «Science ouverte» au Seuil et la revue
Alliage (culture, science, technique).

10x16cm - 48p - 4€


L'imagination mode d'emploi
Jean-Jacques Wunenburger

L’imagination est-elle vraiment une expression instable, imprévisible, anarchique du psychisme ? Sa créativité est-elle rebelle à toutes règles et rationalité ? Un large spectre de travaux (G. Bachelard, G. Durand, etc.) qui prennent leur source autant dans la psychanalyse que dans la mythographie structuraliste d’un Claude Lévi Strauss ont modélisé les imaginaires individuels et collectifs, permettant ainsi d’éclairer les fondements de toute imagination créatrice et de jeter les bases d’une science de l’imaginaire.

Jean-Jacques Wunenburger, Professeur de philosophie, Directeur de l'Institut de recherches philosophiques de l'université Lyon 3, Président des amis de Gaston Bachelard, est auteur de nombreux livres sur les rapports de l'imaginaire et de la rationalité.

10x16cm - 48p - 3€


Les voies de l'innovation: les leçons de l'histoire
François Caron

Comment montrer aujourd’hui qu’une approche historique est susceptible d’apporter un éclairage original et enrichissant à l’analyse des processus d’innovation en se concentrant sur le concept de construction des savoirs techniciens et en adoptant une approche fondée sur l’histoire de cheminements technologiques concrets tels que l’histoire de la machine à vapeur, de l’hydraulique ou de la teinturerie synthétique ?


Né en 1931, François Caron est professeur émérite à l’université de Paris IV, où il a enseigné l’histoire économique et l’histoire des techniques entre 1976 et 1998 et créé le Centre de Recherche en Histoire de l’Innovation (CRHI). Il a beaucoup œuvré en faveur d’un dialogue entre l’université et les entreprises en participant à la création et en animant plusieurs associations ou institutions réunissant des historiens, des économistes et des dirigeants ou cadres d’entreprise. Partant d’une thèse consacrée à l’histoire des chemins de fer en France, il a développé et animé des recherches et publié des travaux fondés sur une étroite mise en relation de l’histoire des techniques et de l’histoire économique et sociale.

10x16cm - 48p - 3€


Qu'est-ce qu'un modèle?
Henri Atlan

Pierre Musso a introduit la conférence de Henri Atlan « Qu’est-ce qu’un modèle ? », présentée à la chaire d’Enseignement et de recherche « Modélisations des
imaginaires, innovation et création », en rappelant cette phrase d’Alfred Fessard : « la principale idée directrice d’Henri Atlan est que si la notion d’information peut nous aider à reconnaître l’ordre biologique qui existe dans le monde vivant, ce n’est pas sous la forme d’une évaluation statique de la complexité structurale des systèmes, c’est comme taux de production (ou de destruction) d’information… dans ces systèmes, tels qu’ils se trouvent confrontés à leur environnement ».

Henri Atlan est Professeur Émérite de Biophysique. Directeur du Centre de Recherche en Biologie Humaine, Hôpital Universitaire Hadassah, Jérusalem, Israël. Directeur d’études à l’EHESS.

10x16cm - 48p - 3€





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